Aujourd’hui, plus de 100 journalistes sont emprisonnés. Leur crime ?
Avoir divulgué des informations gênantes, réclamant souvent un plus grand respect des libertés individuelles. Avoir refusé de se soumettre à la censure ou à une ligne de pensées. En un mot, avoir tout simplement voulu faire leur métier ?
On nous cache tout... On nous dit rien !
Il faut parfois se méfier (ça n’empêche pas de signer), dixit :
« Le secrétaire général des Reporters Sans Frontières (RSF), Robert Ménard, a reconnu que cette organisation est financée par le gouvernement des Etats-Unis. « La défense de la liberté de presse n’est qu’une façade. Reporters Sans Frontières est au service des gouvernements et des intérêts économiques et financiers des puissants », note l’intellectuel Salim Lamrani sur le site www.rebelion.org.
Un article de Salim Lamrani disponible (en espagnol) sur ce site précise que c’est au cours d’un forum de discussion en ligne que Ménard a fini par admettre que RSF est financé par la National Endowment for Democracy (NED), adscrite au Département d’Etat US et « chargée de promouvoir l’agenda de la Maison Blanche à travers le monde ».
« En effet, nous recevons de l’argent de la NED et cela ne nous pose aucun problème » a répondu au cours de ce forum le secrétaire général de RSF qui consacre l’essentiel de ses efforts, et de son budget, à la propagande anticubaine et à la promotion de la subversion au Venezuela, conformément aux intérêts de Washington, signale l’article de Salim Lamrani.
Ce dernier rappelle que la NED a été créée, en 1983, par l’administration Reagan pour doter le gouvernement des Etats-Unis d’une officine dont la puissance financière servirait à affaiblir les Etats opposés à « l’hégémonie de Washington ».
« Les positions de RSF contre les gouvernements de Cuba et du Venezuela sont en parfait accord avec la guerre politique et médiatique que mène Washington contre les révolutions cubaine et vénézuélienne », indique Salim Lamrani.
Le bilan 2004 de RSF constate que l’Irak occupé par les troupes US est le pays le plus dangereux du monde pour les journalistes, mais Ménard qualifie d’« accidents » les tirs des soldats états-uniens qui abattent des reporters, note Lamrani.
Toujours selon le bilan 2004 de RSF pour les Amériques, douze journalistes ont été tués au Mexique, au Brésil et au Pérou mais « la cible de cette organisation parisienne est encore Cuba où, il faut le souligner, aucun journaliste n’a été assassiné depuis 1959 », constate Salim Lamrani.
Il rappelle plus loin que Ménard se rend régulièrement à Miami pour rencontrer l’extrême droite cubaine la plus récalcitrante, « avec laquelle il a signé des accords relatifs à la guerre médiatique contre la Révolution cubaine ».
« Comment une organisation associative qui prétend défendre les journalistes peut-elle se réjouir du renversement d’un président élu démocratiquement ? », se demande Salim Lamrani en évoquant le soutien que RSF a apporté au renversement du président haitien Jean-Bertrand Aristide. »